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FS#97 Construire, évoluer, recommencer : comment entreprendre dans un marché automobile en pleine mutation ? avec Benoit Cortot, Président Fondateur de Milton Avenue
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« J'ai en tête de franchiser Milton Avenue » : Benoit Cortot écrit déjà la suite

Pour la rentrée, le Friday Show change de format : moins de décryptage de marché, plus d'intimité de dirigeant. Premier invité de cette nouvelle formule, Benoit Cortot, fondateur de Milton Avenue, y parle du temps qui reste, de la critique, des marques chinoises — et annonce vouloir franchiser son enseigne.

Le temps restant comme unité de compte

À 46 ans, Benoit Cortot considère avoir atteint la moitié de sa vie professionnelle. Il dit ne plus raisonner en années disponibles mais en temps restant : « On n'est pas des boîtes de conserve, il n'y a pas la date de fin. » La conséquence est opérationnelle plus que philosophique. « Si j'ai un projet pendant 6 mois, je dois le faire demain. »

Il décrit aussi une bascule plus récente : avoir arrêté de chercher l'approbation. Pendant longtemps, faute de validation extérieure, il tentait de convaincre son entourage de penser comme lui — une énergie dépensée pour aboutir au même choix. Il dit avoir appris à faire la différence entre ses décisions et les commentaires d'inconnus.

Cinq ans et demi de transparence quotidienne

Son garage de Guéret ouvre le 2 novembre 2020, jour du deuxième confinement national. C'est de là que naît sa présence sur les réseaux, qu'il présente comme une affaire de survie autant que d'optimisme : un contenu léger chaque matin, quand les journaux du soir n'annonçaient que des mauvaises nouvelles.

La méthode n'a pas changé depuis : un post par jour, les clients en photo chaque dimanche, le nombre de ventes chaque semaine, le total chaque mois, le chiffre d'affaires et le résultat financier chaque année. Dans un métier où les chiffres d'une concession sortaient une fois par an, l'accueil a d'abord été rude — insultes, menaces, appels anonymes, « honte de la profession ». Sa lecture aujourd'hui : « Ceux qui commentent ont le temps de commenter », pendant qu'il continue de produire. Il a depuis délégué la partie humoristique à son équipe pour déplacer sa propre communication vers la transmission.

Omoda Jaecoo : le panneau chinois assumé

« L'Europe réglemente et la Chine invente. » Le constat est courant dans la profession ; Benoit Cortot ne s'y arrête pas. Entre la fin annoncée du thermique et des constructeurs chinois déjà installés, il ne voit que deux postures possibles : contester, ou monter dans le train.

Ses critères de choix sont concrets et tournent tous autour de l'après-vente : usine en Espagne, centre de recherche et développement en France, pièces détachées stockées en France avec une promesse de livraison en 24 heures. Une exigence dictée par sa position réelle, celle de l'interlocuteur face au client quand une pièce manque. Il rappelle également que la France est le dernier marché européen ouvert par la marque : le modèle a été éprouvé ailleurs avant lui.

Autre point qui distingue son cas : il ne remplissait pas un local vacant après une résiliation de contrat, il a fait construire un bâtiment pour accueillir cette marque en particulier. Sur le premier trimestre, il se dit premier de France non pas en volume, mais en pourcentage de contrat. L'équipe a été constituée sur la base du volontariat interne, avant tout recrutement externe.

Un groupe qui compense

Les chiffres qu'il donne sont cohérents avec ce qu'il avait présenté à son pool bancaire en février. Le B2C est en recul d'environ 15 % au moment de l'enregistrement, avec des marges maintenues. Milton Avenue Pro, l'activité B2B, affiche 50 % d'augmentation de ses ventes sur le premier semestre. Il dit désormais raisonner à l'échelle du groupe plutôt qu'au véhicule vendu.

Ce qui vient

Sur la fin de son rôle d'ambassadeur Ewigo, il assume une séparation qu'il a voulue non clivante, sans détailler les désaccords : « Le passé est passé. » La suite, il l'énonce sans détour : franchiser Milton Avenue, un projet qu'il écartait encore l'an dernier au même micro.

Et à lui-même dans un an, il adresse trois consignes : continuer de travailler, être gentil avec les gens, protéger sa famille. Puis une quatrième, ajoutée après coup : « Continue à vouloir être heureux. »

🎬 Friday Show #97 by Les Fédérateurs
🎙️ Benoit Cortot | Fondateur de Milton Avenue
🎙️ Animation : Julien Le Clère | Les Fédérateurs

🤝 Partenaires du Friday Show by Les Fédérateurs
Milton Avenue Pro | CKSeven

🎥 Épisode complet : https://mltngs.pt/s/nXeZ3cAoj-P4H53fdsxevNQIgTTJ9OSryu6OLA6vySQtwvLaY-eXfqrHwLAXd4JX